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  <title>L'Art-Mateur - Le Blog de la Digue</title>
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  <modified>2009-06-02T17:44:59+02:00</modified>
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  <title>Guy MARTINEZ Groupe de Théâtre « Al Dente » Metteur en scène, formateur</title>
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  <issued>2009-06-02T17:44:59+02:00</issued>
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  <author><name>Stéphanie Gogneau</name></author>
  <dc:subject>General</dc:subject>
  <summary>Dijon, le 22 mars 2009.



Le Théâtre de La Digue en péril ?...
Ici, à Dijon, on vient d’apprendre la nouvelle : problème de non-reconduction de la subvention d’État !


« Non, ce n’est pas possible ! Il doit s’agir d’une erreur, l’information circule mal en ce moment ! Les dossiers sont retardés ! Non ! ».</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Dijon, le 22 mars 2009.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Le Théâtre de La Digue en péril ?...
Ici, à Dijon, on vient d’apprendre la nouvelle&amp;nbsp;: problème de non-reconduction de la subvention d’État&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Non, ce n’est pas possible&amp;nbsp;! Il doit s’agir d’une erreur, l’information circule mal en ce moment&amp;nbsp;! Les dossiers sont retardés&amp;nbsp;! Non&amp;nbsp;! ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Guy MARTINEZ&lt;/strong&gt;
Groupe de Théâtre «&amp;nbsp;Al Dente »
Metteur en scène, formateur&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dijon, le 22 mars 2009.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Théâtre de La Digue en péril ?...
Ici, à Dijon, on vient d’apprendre la nouvelle&amp;nbsp;: problème de non-reconduction de la subvention d’État&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Non, ce n’est pas possible&amp;nbsp;! Il doit s’agir d’une erreur, l’information circule mal en ce moment&amp;nbsp;! Les dossiers sont retardés&amp;nbsp;! Non&amp;nbsp;! ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Quelqu’un a dû oublier de remplir une ligne dans un cahier, quelque part, une page essentielle n’est pas arrivée, s’est égarée, ça arrive, on a déjà vu çà, puis tout s’arrange fort heureusement ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Combien&amp;nbsp;? Une subvention de 151000 euros envolée comme ça, le chiffre déjà ça c’est de la réalité, on doit pouvoir faire quelque chose. Lorsqu’on écoute notre Ministre de La Culture et de la Communication… La concertation, le dialogue, la confiance partagée… Tout ceci est à l’ordre du jour, on est donc rassuré, ça ne se peut pas. Il suffira de la rencontrer et de lui présenter le dossier pour que tout soit remis dans l’ordre. C’est réparable&amp;nbsp;! »…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Rassurez-vous, rassurons-nous&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un Théâtre considéré comme exemplaire en région Midi-Pyrénées depuis vingt ans (1988), un soutien régulier et durable apporté par les tutelles (État, Région et Ville), témoignage du bien-fondé de la mission du Théâtre de La Digue !... Non, non, aucun système n’est enclenché qui menacerait directement ce lieu de culture et de création régionale&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;ins&gt;Les Ateliers de Formation du Théâtre de La Digue&lt;/ins&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans le cas contraire, il y aurait donc des arguments, des raisons importantes qui justifieraient cet arrêt des actions entreprises en direction de la jeunesse (Atelier «&amp;nbsp;Urgence de la Jeune Parole », «&amp;nbsp;Les Samedis de La Digue »…), des enseignants (Atelier «&amp;nbsp;Les Enseignants en Scène »), des professionnels du théâtre public… Raisons maintes fois énoncées et qui ont largement démontré leur bien-fondé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En France — cela doit être rappelé —, on ne rencontre pas beaucoup de lieux comme le Théâtre de La Digue, qui réalisent de tels projets. Prenons par exemple l’Atelier de sensibilisation au théâtre pour les adolescents&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Urgence de la Jeune Parole ». En tant qu’intervenant artistique dans de nombreux ateliers de sensibilisation, j’ai pu mesurer l’importance de ces actions de formation et les retombées culturelles multiples auprès de ces jeunes, mais aussi auprès d’autres groupes semi-professionnels dans d’autres régions, des enseignants qui utilisaient ce travail et la richesse de ces expériences auprès de leurs élèves, ainsi que la publication de textes de théâtre. Exemples&amp;nbsp;: l’Association «&amp;nbsp;Arthèmes » à Montpellier et dans la région de Perpignan qui développa une série d’actions inspirées par les expériences d’ «&amp;nbsp;Urgence de la Jeune Parole », puis en Aveyron, en Bourgogne, en Saône-et-Loire… Il faudrait sérieusement écrire à tous ces gens pour leur demander de témoigner&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je pense aussi, bien sûr, à toutes ces retombées humaines et sociales qui ont permis de redonner à de nombreux jeunes, dont certains étaient en grande difficulté, un autre regard, plus dynamique et positif, sur le monde qui les entoure ou sur eux-mêmes. Oui, ça ne compte pas, ce n’est pas au rayon Culture, c’est en plus !...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais je pense aussi à tous ces ateliers en direction des enseignants que nous avons organisés avec le Théâtre de La Digue&amp;nbsp;: formes multiples car enseignants multiples, stages divers pour options Théâtre, stages MAFPEN, stages d’écriture/plateau, stages d’initiation au regard critique (genre «&amp;nbsp;École du Spectateur »), stages de découverte et de perfectionnement pour aborder l’écrit contemporain… Mais qui sont donc ces enseignants qui ont et ont eu besoin de pratiquer, d’expérimenter des textes de théâtre sur un plateau&amp;nbsp;? À quoi cela peut-il bien leur servir ?...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y eut d’abord ceux qui diffusaient le théâtre directement par le medium des «&amp;nbsp;Options Théâtrales », il y eut aussi les enseignants de Français qui enseignaient le théâtre dans leurs cours, car c’est au programme, l’analyse du théâtre dans le cursus général (il faut le savoir !).
Il y eut aussi des éducateurs qui pensaient que le théâtre réalisait quelques prodiges en matière d’accompagnement des jeunes et qui ont pu le vérifier par la suite.
Il y eut aussi ceux qui s’initiaient à un métier de la culture (certains sont actuellement professionnels de la culture) et qui se sont enrichis d’une expérience irremplaçable. Nous avons tenté de transmettre aussi le goût du théâtre contemporain, les méthodes de lecture et les outils de décodage qui permettent de comprendre sa singularité vivante.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y eut aussi, parmi les participants, un public qui tout simplement se passionnait pour le théâtre et qui cherchait à explorer les questions de fond et d’actualité. Je me souviens aussi que le Théâtre de La Digue a apporté et apporte un soutien efficace et durable à de nombreuses compagnies. Certaines sont devenues célèbres, elles s’en souviendront, on peut l’espérer&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;__&lt;ins&gt;Guy MARTINEZ et Solange OSWALD&amp;nbsp;: le lancement de l’aventure toulousaine.&lt;/ins&gt;
__
Mais il faut maintenant témoigner, rappeler comment nous, Solange OSWALD et moi-même avons rencontré l’équipe du Théâtre de La Digue.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;À l’époque (1995-96), nous cherchions, &lt;strong&gt;Solange Oswald et moi&lt;/strong&gt;, à nous implanter dans la région de Toulouse. La région Midi-Pyrénées nous paraissait intéressante&amp;nbsp;: une sorte de terreau culturel varié et contrasté, des lieux magiques, un mélange de cultures appropriées au théâtre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous avions, Solange Oswald et moi, la prétention de faire un théâtre différent, hors les murs, de modifier notre regard artistique et d’inventer d’autres expériences&amp;nbsp;: il fallait bousculer la boîte noire (la scène traditionnelle) qui dormait un peu trop, selon notre goût, trouver du sens ailleurs, pas dans la rue mais dans d’autres lieux adaptés à «&amp;nbsp;l’esprit contemporain ». Nous recherchions des textes inouïs qui incarneraient notre réalité modifiée. Le théâtre classique nous paraissait muet. Nous étions passionnés d’écrits contemporains, d’auteurs méconnus, de textes réputés hermétiques et illisibles par beaucoup, — ah, ce fameux théâtre «&amp;nbsp;contemporain » qui glisse des mains quand on le lit&amp;nbsp;! Nous citions entre autres Patrick Kermann&amp;nbsp;: personne ne comprenait cette écriture-là…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Théâtre de La Digue nous prêta son oreille et ne nous marchanda pas son soutien. Grâce à lui, nous avons pu développer à Toulouse notre premier projet, un projet particulier en partenariat avec l’ancienne Faculté de Médecine, allées Jules Guesde. Nous voulions des plasticiens, surtout pas de décorateurs. Nous voulions aussi un nombre réduit de spectateurs, car il fallait que ça vibre&amp;nbsp;; bref, nous étions impossibles en termes de «&amp;nbsp;production », non rentables. Le Théâtre de La Digue nous a écoutés et soutenus, avec une vision artistique des choses beaucoup plus grande et inattendue que la plupart des coproducteurs que nous cherchions à convaincre. Le Théâtre de La Digue a su nous conseiller, apporter du concret dans l’audace et la folie artistique de notre projet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’aventure commença donc en 1996 à Toulouse aux Allées Jules Guesde&amp;nbsp;: un théâtre nocturne dans la vieille Université. Nous avions fabriqué un bel objet, quelque chose d’inattendu, de sensible, de fragile qui troublait le spectateur. Cela a très bien marché et, cerise sur le gâteau, notre production a été vue par un programmateur du Festival IN d’Avignon. L’année suivante, nous étions programmés au Festival IN d’Avignon, avec articles élogieux avec le «&amp;nbsp;Monde » (difficile à imaginer pour les artistes que nous étions, un peu trop accrochés à des rêves impossibles !).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’année suivante, la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Midi-Pyrénées nous proposait la signature d’une convention. D’autres projets dès lors ont suivi&amp;nbsp;: &lt;em&gt;&lt;ins&gt;Les Tristes champs d’asphodèles&lt;/ins&gt;&lt;/em&gt; de Patrick Kermann, etc. Aujourd’hui, notre compagnie qui s’appelait alors «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Machine Arrière&lt;/strong&gt; » est devenue le «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Groupe Merci&lt;/strong&gt; » et continue sa belle route collective.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;ins&gt;Les auteurs dramatiques&lt;/ins&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tous ces gestes d’accompagnement, ces aides, ces conseils, cet encadrement du Théâtre de La Digue, toujours imprégnés d’une vision artistique, furent pour de très nombreuses compagnies midi-pyrénéennes des soutiens précieux et vitaux. C’est dans la durée qu’ils ont porté leurs fruits dans le domaine de la culture. Même si quelques-unes des équipes artistiques soutenues par le Théâtre de La Digue n’ont pas su ou pas pu poursuivre leur aventure, nous avons parfois retrouvé certains de leurs artistes plus tard dans d’autres compagnies qui connaissent à l’heure actuelle le succès.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans ma foisonnante évocation, j’ai oublié de parler des liens profonds du Théâtre de La Digue avec les multiples auteurs dramatiques contemporains qui ont balisé sa trajectoire historique et artistique. Citons, entre autres, quelques noms&amp;nbsp;: Françoise du Chaxel, Michel Azama, Catherine Zambon, Ahmed Kalouaz, Alain Gautré, Ricardo Montserrat, Éric Durnez, Valérie Deronzier, François Chaffin, Natacha de Pontcharra, Sylvie Chenus, Kossi Efoui, Dominique Paquet, Marc Frémond, Nadège Prugnard, Nathalie Fillion, Philippe Crubézy, Eddy Pallaro, Matéi Visniec, Jean-Philippe Ibos, Koffi Kwahulé, Perrine Griselin, Filip Forgeau…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors pourquoi s’inquiéter&amp;nbsp;? Qui menacerait légitimement le Théâtre de La Digue et tout le travail entrepris ?... Non, rassurons-nous&amp;nbsp;: les aides reviendront&amp;nbsp;! «&amp;nbsp;On » se rappellera, on étudiera les dossiers à nouveau, on verra l’importance et l’unicité, l’exemplarité d’un tel travail. Quelqu’un retrouvera la lettre manquante au dossier à la dernière minute comme dans les films.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;ins&gt;Création d’une Bibliothèque de Théâtre&lt;/ins&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Prenons l’exemple de la Bibliothèque spécialisée dans les écritures dramatiques contemporaines, créée au sein même du Théâtre de La Digue, outil de prêt et de consultation destinés aux artistes professionnels et aux publics amateurs de théâtre vivant en région Midi-Pyrénées… Lorsque l’on voit ce Centre de Ressources (il faut pour cela grimper au deuxième étage par un petit escalier en colimaçon)&amp;nbsp;: livres, documents, manuscrits, cassettes… On comprend tout de suite comment pour l’équipe du Théâtre de La Digue se concrétise la passion du théâtre écrit mis à la disposition de tous. On imagine la volonté acharnée du directeur, Dominique Mercier, pour créer ce lieu, cette Bibliothèque. On imagine derrière, en coulisses, durant plus de quinze ans, le travail lui aussi acharné des responsables du service pour choisir, diversifier, classer, offrir, transmettre, apporter à chacun du précis, du vivant, du professionnel, du cultivé, du savoir, de l’information adaptée, pour éduquer, enrichir amateurs et professionnels. Unicité d’un tel lieu, fragilité de ce petit miracle. Ici, dans ce havre de culture théâtrale, on est vraiment ailleurs, au cœur silencieux des nourritures scéniques. C’est bien plus qu’une simple Bibliothèque de quartier, c’est un fonds de ressources pour un théâtre vivant qui se confronte à la création et qui transmet… Ne serait-ce que pour avoir osé créer une telle Bibliothèque dans ses murs, le Théâtre de La Digue devrait être aidé au centuple et au plus vite, on devrait augmenter sa subvention, dialoguer avec son directeur, Dominique Mercier, pour inventer avec lui — car il ne cesse jamais, ce professionnel, de chercher à nourrir la scène&amp;nbsp;! Je parlerai une autre fois de tous les autres, notamment de cet étrange Monsieur Culture Vivante à la verve socratique et qui va, lui aussi, disparaître si…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bon, il faut que j’arrête là. Mon témoignage devait être court et il est déjà trop long. Je cours le risque de ne pas être lu. C’est que, tout simplement, je ne m’habitue pas à cette nouvelle, je suis même très en colère. &lt;ins&gt;Je pensais que les tutelles du Théâtre de La Digue avaient du respect pour un travail aussi honnête, aussi profond et aussi historiquement indéniable que celui réalisé par le Théâtre de La Digue&amp;nbsp;! Mais si, par malheur, je me trompais, cela voudrait dire que le démantèlement de notre démocratie culturelle est plus avancé et plus grave que je ne le croyais&lt;/ins&gt;&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais non, il faut nous rassurer, c’est une erreur, n’est-ce pas&amp;nbsp;? Sinon, il faudra écrire à tous ceux qui, de l’État aux Collectivités Territoriales, ont créé ce lieu UNIQUE, soutenu et confirmé son bien-fondé, sa singularité-modèle, il faudra leur écrire et leur expliquer que ce qu’ils ont fait n’a pas de sens, est une gravissime atteinte à tous les artistes de la région Midi-Pyrénées, à tous les futurs publics à former et à la culture vivante, intelligente, critique et citoyenne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Par ce témoignage, je tenais, en tant que metteur en scène de théâtre et formateur, à apporter à un lieu aussi UNIQUE et NÉCESSAIRE, ainsi qu’à toute son équipe, un soutien sincère, solidaire et mérité.
__
Guy MARTINEZ__&lt;/p&gt;</content>
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  <title>UN THÉÂTRE DE TROP DANS LE PAYSAGE ?</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ladigue.org/artmateur/index.php?2009/06/02/31-un-theatre-de-trop-dans-le-paysage" />
  <issued>2009-06-02T17:38:44+02:00</issued>
  <modified>2009-06-02T17:38:44+02:00</modified>
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  <author><name>Stéphanie Gogneau</name></author>
  <dc:subject>Coup de gueule</dc:subject>
  <summary>Avoir suivi la vie d’un théâtre avec une relative régularité, c’est un morceau de sa vie professionnelle, un morceau de sa vie personnelle, l’exercice est difficile puisqu’il s’agit de ne pas se laisser submerger par des sentiments trop spécifiques.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Avoir suivi la vie d’un théâtre avec une relative régularité, c’est un morceau de sa vie professionnelle, un morceau de sa vie personnelle, l’exercice est difficile puisqu’il s’agit de ne pas se laisser submerger par des sentiments trop spécifiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ma rencontre avec le Théâtre de La Digue remonte à un peu plus de vingt années. J’officiais derrière le comptoir du Théâtre Garonne et découvrais l’univers toulousain du spectacle vivant depuis une place qui m’a permis alors bien des rencontres, généralement amicales, qui m’ont valu d’être invité bien souvent au Théâtre de La Digue.
Je crois que s’il faut nommer l’impression ou le sentiment qui naissaient en passant la porte, c’est celui d’être accueilli à la maison et c’était notamment dû à l’appropriation que les artistes, régionaux ou non, pouvaient avoir de l’outil.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;À mon départ du Théâtre Garonne, j’ai rejoint le quartier de La Croix-de-Pierre (au Bijou) à cent mètres à peine du Théâtre de La Digue, et durant six ans, cela m’a donné le temps de vérifier, résidence après résidence, spectacle après spectacle (programmés en série), stage après stage, accueil d’auteur après accueil d’auteur, la pertinence de mon premier sentiment. En vint un second, celui de la famille.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette famille doit beaucoup au travail mené rue de La Digue pour lui assurer une certaine vitalité, un financement, un accompagnement, une ouverture… &lt;ins&gt;J’évite de dresser la liste des nombreuses compagnies, des nombreux talents qui n’auraient littéralement pas pu travailler sans le Théâtre de La Digue&lt;/ins&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous sommes aujourd’hui devant la véritable question soulevée par __++la possible disparition du Théâtre de La Digue.
__++
Toulouse (grand ou pas) dispose de peu de théâtres qui ouvrent dignement leurs portes aux créations régionales (financièrement, techniquement), il est bon de le rappeler. Il ne s’agit pas de dénigrer le travail de telle ou telle petite salle, elles sont tout simplement dans l’incapacité de le faire. Les grandes (emblématiques) n’en ont jamais fait leur cheval de bataille, et il y a peu de chances que cette situation évolue.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais il me semble que l’essentiel est de savoir quel établissement pourra et/ou voudra assurer un soutien efficace en matière de production, de promotion et de diffusion des compagnies qui se heurtent au déficit structurel de ces trois piliers&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mon intention n’est pas de magnifier l’activité du Théâtre de La Digue, mais de poser la question d’une structuration régionale saine dans le soutien à ce secteur sur des projets évalués et qui vaillent la peine. Il m’aurait donc paru logique de porter les moyens et par conséquent le cahier des charges à la hauteur d’enjeux permettant à d’autres outils régionaux une réactivité et une productivité&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La réponse, devant ce besoin de structuration, peut sans doute être apportée par d’autres opérateurs, mais quels sont-ils, avec quels moyens et quels cahiers des charges&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’accompagnement ne s’arrête pas là. Le milieu enseignant et des élus politiques ont bénéficié d’une sensibilisation, d’une ouverture aux écritures contemporaines structurées.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J’ai longtemps été (dix années) salarié du Réseau Chaînon (le Chaînon/FNTAV).  Le Théâtre de la Digue est devenu un partenaire qui aura permis à des équipes régionales d’arriver à travers «&amp;nbsp;Régions en Scène et «&amp;nbsp;le Chaînon Manquant » &lt;ins&gt;à un niveau d’exposition (régional, national et international) auquel elles n’auraient pu prétendre sans ce soutien&lt;/ins&gt;.
D’autres co-producteurs n’auraient pas pu ou pas voulu porter leur aide jusque-là. Ce type de coopération a été réalisé avec d’autres structures en région, avec d’autres objectifs mais toujours à mon sens dans le respect du travail des équipes et des partenaires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd’hui, Directeur du Théâtre Georges Leygues à Villeneuve-sur-Lot, je construis une saison 2009/2010 qui bénéficiera du &lt;ins&gt;soutien qu’a apporté le Théâtre de La Digue à bien des équipes artistiques&lt;/ins&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Qu’il faille réformer l’outil, j’en conviens tout à fait. Mais trois études ont déjà été menées, de nombreux projets déposés — &lt;ins&gt;et tout cela pour en arriver là ?&lt;/ins&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au-delà de mes sentiments personnels, et conscient que tout n’est pas rose dans la conduite de l’outil Théâtre de La Digue, &lt;strong&gt;j&lt;ins&gt;e ne vois pas en quoi ce Théâtre serait de trop dans le paysage, pas plus que je ne vois comment on remplacera son action, laquelle mériterait plutôt pour le bien de tous d’être confortée, même dans le cadre d’un nouveau mode de gestion&lt;/ins&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Serge BORRAS&lt;/strong&gt;
Théâtre Georges Leygues
47300 Villeneuve-sur-Lot&lt;/p&gt;</content>
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  <title>TU Y CONNAIS QUELQUE CHOSE À LA CULTURE ?</title>
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  <issued>2009-06-02T17:34:21+02:00</issued>
  <modified>2009-06-02T17:34:21+02:00</modified>
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  <author><name>Stéphanie Gogneau</name></author>
  <dc:subject>Coup de gueule</dc:subject>
  <summary>Ahmed KALOUAZ
Écrivain et auteur dramatique
« On a droit à tout ce qu’on veut. Toutes les réponses, toutes les tendresses, tous les instants, toutes les voluptés. La vie ça devrait servir à ça… »  (Théâtre de La Digue, mars 1999).</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Ahmed KALOUAZ
Écrivain et auteur dramatique
«&amp;nbsp;On a droit à tout ce qu’on veut. Toutes les réponses, toutes les tendresses, tous les instants, toutes les voluptés. La vie ça devrait servir à ça… »  (Théâtre de La Digue, mars 1999).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Messieurs,&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je sais la morgue et le mépris que vous portez à votre boutonnière, comme une marque de fabrique, en guise de projet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sans »vous », nous, créateurs, ne sommes presque rien. Sans nous, vous êtes si peu de chose.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Déshabiller les plus démunis, les plus fragiles, est une forme de vertu que vous pratiquez sans états d’âme, comme la pratique vos supérieurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tailler dans la masse, élaguer, voilà vos projets. À vos yeux, que sommes-nous, pauvres scribes&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il est vrai que nous ne connaissons rien aux équilibres financiers, aux masses salariales, aux quotas, aux passe-droits. Il est vrai aussi que nos poches sont profondes et vides, depuis le temps que vous nous les faites&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Tu connais New York&amp;nbsp;? » interrogeait un des personnages de la pièce écrite pour le Théâtre de La Digue, dans le cadre de l’atelier pour adolescents «&amp;nbsp;Urgence de la Jeune Parole ».
«&amp;nbsp;Tu connais New York&amp;nbsp;? »… Si je me permettais de vous demander&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Tu y connais quelque chose à la culture&amp;nbsp;? ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ahmed KALOUAZ&lt;/strong&gt;
(27 février 2009)&lt;/p&gt;</content>
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  <title>ON ACHÈVE BIEN LA CULTURE</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ladigue.org/artmateur/index.php?2008/07/01/29-on-acheve-bien-la-culture" />
  <issued>2008-07-01T16:52:12+02:00</issued>
  <modified>2008-07-01T16:52:12+02:00</modified>
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  <author><name>Stéphanie Gogneau</name></author>
  <dc:subject>POLITIQUE CULTURELLE</dc:subject>
  <summary>Émilie Valantin travaille depuis trente-trois ans à Montélimar. Elle monte des spectacles avec son « Théâtre du Fust ». Lesdits spectacles sont d’assez bonne qualité pour faire le tour du monde, être programmés quatre fois au Festival d’Avignon, être joués au Théâtre de...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Émilie Valantin travaille depuis trente-trois ans à Montélimar. Elle monte des spectacles avec son «&amp;nbsp;Théâtre du Fust ». Lesdits spectacles sont d’assez bonne qualité pour faire le tour du monde, être programmés quatre fois au Festival d’Avignon, être joués au Théâtre de Chaillot, être nominés aux Molières et entrer à la Comédie-Française&amp;nbsp;: le récent «&amp;nbsp;&lt;ins&gt;Don Quichotte&lt;/ins&gt; » remplit actuellement les salles. Émilie Valantin a aussi des convictions politiques. Lors des dernières élections municipales, elle a soutenu une liste de gauche concurrente de celle du maire actuel. Or, c’est étrange, cette année, la mairie de Montélimar ne renouvelle pas les subventions accordées à sa troupe. Les représentations prévues pour cette saison sont annulées. La décision a estomaqué le milieu culturel. Le public, lui, sera privé de pièces de théâtre. Et la démocratie se pince&amp;nbsp;!
&lt;strong&gt;Clara Dupond-Monod&lt;/strong&gt;
&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Marianne », juin 2008.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Premier Atelier des Assises hier soir au TNT - LES QUARTIERS AU CŒUR DU DÉBAT</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ladigue.org/artmateur/index.php?2008/06/17/28-premier-atelier-des-assises-hier-soir-au-tnt-les-quartiers-au-cur-du-debat" />
  <issued>2008-06-17T12:36:19+02:00</issued>
  <modified>2008-06-17T12:36:19+02:00</modified>
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  <author><name>Stéphanie Gogneau</name></author>
  <dc:subject>POLITIQUE CULTURELLE</dc:subject>
  <summary>« L’art et la culture dans le projet urbain, les articulations entre centre-ville et quartier ». Le thème était au cœur du premier Lundi de la Culture, qui s’est déroulé hier soir, lundi 16 juin, au TNT, en plein cœur de la cité. Signe que le sujet mérite un vrai débat, la petite...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;L’art et la culture dans le projet urbain, les articulations entre centre-ville et quartier ». Le thème était au cœur du premier Lundi de la Culture, qui s’est déroulé hier soir, lundi 16 juin, au TNT, en plein cœur de la cité. Signe que le sujet mérite un vrai débat, la petite salle du premier étage est pleine. Entourée d’animateurs et d’un expert, Nicole Belloubet, la première adjointe au maire, a défini en début de séance la thématique de l’atelier. Elle donnera ensuite la parole aux participants, artistes, représentants d’associations ou simples amateurs de loisirs culturels. Certains intervenants trouvent ici une excellente tribune pour exprimer leurs opinions sur la «&amp;nbsp;culture noble et populaire », leurs frustrations de ne pas participer à la culture du centre de Toulouse, considérée comme «&amp;nbsp;institutionnelle », pendant que celle de la périphérie serait «&amp;nbsp;underground ». Les médias sont accusés d’ignorer les manifestations qui se déroulent dans les quartiers. Ce qui serait «&amp;nbsp;création locale » est opposé à la culture émanant de gens venus d’ailleurs. Alain Mousseigne, le directeur du Musée des Abattoirs répond&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je n’aime pas un artiste qui affirme qu’il défend la culture locale. La vocation de notre musée n’est pas de mettre en avant un art qui serait local ». Un représentant d’association de quartier du Mirail plaide avec conviction pour une culture qui permettrait de porter un regard différent sur les populations issues de l’immigration. «&amp;nbsp;Il faudrait avoir le courage politique d’intégrer ces populations en tant qu’acteurs de la culture »&lt;/em&gt;, dit-il. D’autres associations de quartiers moins sensibles demandent un soutien à leurs activités. Chacun est écouté. L’atelier durera plus de trois heures.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Anne-Marie Chouchan.&lt;/strong&gt;
&lt;em&gt;La Dépêche du Midi, mardi 17 juin 2008&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</content>
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<entry xml:lang="fr">
  <title>SUCCÈS POPULAIRE DU « MARATHON DES MOTS »</title>
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  <issued>2008-06-17T11:48:03+02:00</issued>
  <modified>2008-06-17T11:48:03+02:00</modified>
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  <author><name>Stéphanie Gogneau</name></author>
  <dc:subject>Vie Toulousaine</dc:subject>
  <summary>Bilan. Avec 72 000 spectateurs, la manifestation culturelle éveille la curiosité de plus en plus de public, de Toulouse et d’ailleurs.


Si la première édition a été celle de la rencontre, la suivante celle du partage, la précédente, l’an dernier, celle de l’inquiétude, le 4e « Marathon des mots » qui s’est terminé, hier, dimanche 15 juin, restera comme celui du renouveau. Une évolution constructive vers une manifestation littéraire à laquelle Serge Roué et Dalia Hassan ont donné du sens et de l’éclat. Cet effort pour entretenir un équilibre entre le fond et la forme, engagé par les nouveaux directeurs, a permis de rassembler 72000 spectateurs avec l’édition Jeunesse, soit 4000 de plus que l’an dernier.
« Cette manifestation « nouvelle génération » avait pour but de trouver une cohérence entre les textes, les artistes et les lieux », explique Serge Roué. « Avec Dalia, nous avons d’abord choisi les textes que nous avons ensuite proposés aux comédiens pour les lire. Nous allons continuer ensemble de cette façon, en éveillant la curiosité et en trouvant une cohérence avec l’attrait du spectacle. On a reçu beaucoup d’encouragements, dont celui très important d’Edmonde Charles-Roux qui nous a incités à poursuivre dans ce sens. Notre objectif est aussi de développer le travail engagé avec les quartiers et de recevoir les propositions des associations. Nous pensons aussi poursuivre des actions tout au long de l’année, notamment avec l’espace GHP pour un rendez-vous mensuel ou trimestriel ».</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Bilan. Avec 72 000 spectateurs, la manifestation culturelle éveille la curiosité de plus en plus de public, de Toulouse et d’ailleurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si la première édition a été celle de la rencontre, la suivante celle du partage, la précédente, l’an dernier, celle de l’inquiétude, le 4e «&amp;nbsp;Marathon des mots » qui s’est terminé, hier, dimanche 15 juin, restera comme celui du renouveau. Une évolution constructive vers une manifestation littéraire à laquelle Serge Roué et Dalia Hassan ont donné du sens et de l’éclat. Cet effort pour entretenir un équilibre entre le fond et la forme, engagé par les nouveaux directeurs, a permis de rassembler 72000 spectateurs avec l’édition Jeunesse, soit 4000 de plus que l’an dernier.
«&amp;nbsp;Cette manifestation «&amp;nbsp;nouvelle génération » avait pour but de trouver une cohérence entre les textes, les artistes et les lieux », explique Serge Roué. «&amp;nbsp;Avec Dalia, nous avons d’abord choisi les textes que nous avons ensuite proposés aux comédiens pour les lire. Nous allons continuer ensemble de cette façon, en éveillant la curiosité et en trouvant une cohérence avec l’attrait du spectacle. On a reçu beaucoup d’encouragements, dont celui très important d’Edmonde Charles-Roux qui nous a incités à poursuivre dans ce sens. Notre objectif est aussi de développer le travail engagé avec les quartiers et de recevoir les propositions des associations. Nous pensons aussi poursuivre des actions tout au long de l’année, notamment avec l’espace GHP pour un rendez-vous mensuel ou trimestriel ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;PÉRENNISER ET ÉLARGIR&lt;/strong&gt;
Cette édition qui a mis Alger à l’honneur est un premier pas vers le rassemblement à Toulouse de toutes les cultures du sud. «&amp;nbsp;D’ici 2010, nous souhaitons faire du «&amp;nbsp;Marathon des mots » la grande rencontre des cultures des Suds en Europe », espère Olivier Poivre d’Arvor, cofondateur de l’événement, avec Olivier Gluzman, président du «&amp;nbsp;Marathon des mots », et commissaire général de Toulouse 2013. «&amp;nbsp;Nous allons poursuivre dans ce sens, en faisant d’Alexandrie et du Caire, les prochaines capitales invitées du «&amp;nbsp;Marathon ». Je pense aussi que nous allons étendre le champ de l’écriture qui ne se limite pas aux livres en l’ouvrant au cinéma et aux écritures cinématographiques. Après les inquiétudes de la troisième édition, j’ai aujourd’hui envie que nous fêtions les 20 ans du «&amp;nbsp;Marathon ».
Un enthousiasme partagé avec le public qui a pris d’assaut les salles de lectures, notamment celles qui mettaient la culture algérienne à l’honneur. Des rencontres simples et généreuses se sont produites avec l’inoubliable chanteuse et comédienne Biyouna, avec les écrivains Yasmina Khadra, Nina Bouraoui, Rachid Boudjedra, Maïssa Bey ou encore Boualem Sansal et Mohamed Kacimi. Des artistes et des auteurs, convaincus du rôle important des manifestations culturelles de cette ampleur, pour préserver la liberté de parole et consolider les fondements de la démocratie. La prochaine édition aura lieu du 10 au 14 juin 2009.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Luc Martinez&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;''(La Dépêche du Midi)
Lundi 16 juin 2008
''&lt;/p&gt;</content>
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<entry xml:lang="fr">
  <title>QUATRE IDÉES FORTES POUR DÉVELOPPER LA CULTURE</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ladigue.org/artmateur/index.php?2008/06/17/26-quatre-idees-fortes-pour-developper-la-culture" />
  <issued>2008-06-17T11:46:31+02:00</issued>
  <modified>2008-06-17T11:46:31+02:00</modified>
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  <author><name>Stéphanie Gogneau</name></author>
  <dc:subject>POLITIQUE CULTURELLE</dc:subject>
  <summary>Nicole BELLOUBET dresse un bilan du premier volet des Assises de la Culture. Dès ce soir, un Atelier est prévu chaque lundi.


Les premières Assises de la Culture toulousaine ont attiré beaucoup de monde dès leur ouverture. Nicole Belloubet, première adjointe de Pierre Cohen, voit dans ce succès la preuve qu’il existe à Toulouse une véritable volonté de dialogue et de concertation autour d’une politique culturelle.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Nicole BELLOUBET dresse un bilan du premier volet des Assises de la Culture. Dès ce soir, un Atelier est prévu chaque lundi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les premières Assises de la Culture toulousaine ont attiré beaucoup de monde dès leur ouverture. Nicole Belloubet, première adjointe de Pierre Cohen, voit dans ce succès la preuve qu’il existe à Toulouse une véritable volonté de dialogue et de concertation autour d’une politique culturelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lors de la séance d’ouverture, la question de Toulouse Capitale de la Culture en 2013 a provoqué des échanges très vifs. Vous attendiez-vous à ces réactions ?&lt;/strong&gt;
Il faut que les choses soient dites. Mais au-delà de ce qui a été exprimé ce matin-là, nous avons vraiment une volonté forte de porter cette candidature jusqu’à son terme, et donc jusqu’à son succès. Nous avons fait évoluer le dossier en fonction de ce que nous percevons de la réalité culturelle de la cité et de l’ambition que nous portons. Toulouse 2013 a été placé au début des Assises alors qu’il ne s’agit pour nous que d’une étape. Le dossier doit être bouclé fin juin. Nous saurons au mois d’octobre si Toulouse est retenue. Au-delà, notre véritable ambition est de construire le projet culturel de la ville.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelques axes ont-ils émergé de ce premier acte des Assises ?&lt;/strong&gt;
Quatre idées fortes se sont dessinées. Nous allons les retravailler dans le cadre des lundis de la culture qui débutent ce 16 juin (1). La première traite de l’art et de la culture dans le projet urbain. Comment la culture peut-elle être présente partout&amp;nbsp;? Cela pose la question de l’articulation entre le centre-ville et les quartiers. La deuxième idée est celle de la présence artistique dans la cité. Nous voudrions insister sur tout ce qui est accompagnement à la création, à la diffusion, sur les nouvelles pratiques artistiques, mais aussi la culture scientifique et technique.
Le troisième axe est celui de la culture comme vecteur du lien social. Nous souhaitons travailler sur la question de l’éducation artistique et des événements culturels. Enfin, quelle gouvernance mettre en place pour travailler sur le long terme avec les acteurs de la culture&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Très nombreux au TNT le vendredi, le public a-t-il manifesté autant d’intérêt pour les autres débats ?&lt;/strong&gt;
Oui, le lendemain, l’amphithéâtre de l’Université du Mirail était plein. Cette affluence prouve qu’il existe une véritable volonté de dialogue et de concertation autour d’une politique culturelle partagée. Les débats ouverts à tous se poursuivent tous les lundis jusqu’au 20 octobre, avec une interruption aux mois de juillet et août.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Anne-Marie Chouchan.&lt;/strong&gt;
''(La Dépêche du Midi, lundi 16 juin 2008)
(1) Atelier ce lundi à 18 h, au TNT. Ouvert à tous.''&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>La ville lance le débat culturel</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ladigue.org/artmateur/index.php?2008/06/03/25-la-ville-lance-le-debat-culturel" />
  <issued>2008-06-03T14:52:52+02:00</issued>
  <modified>2008-06-03T14:52:52+02:00</modified>
  <id>http://www.ladigue.org/artmateur/index.php?2008/06/03/25-la-ville-lance-le-debat-culturel</id>
  <author><name>Stéphanie Gogneau</name></author>
  <dc:subject>POLITIQUE CULTURELLE</dc:subject>
  <summary>Après les Assises de la Mobilité, la ville de Toulouse s’apprête à consulter les Toulousains pour construire un projet culturel. Les premières Assises de la culture seront lancées le 6 Juin. Acteurs culturels,  artistes, publics, professionnels, citoyens… Tout le monde pourra s’exprimer. Organisées en trois temps, les rencontres permettront de recueillir les opinions, les idées, les attentes des Toulousains en la matière. Les travaux se poursuivront jusqu ‘au mois d’octobre. L’ « acte I » des Assises se déroulera les 6 et 7 juin au TNT, Salle du Sénéchal et à l’Université du Mirail.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Après les Assises de la Mobilité, la ville de Toulouse s’apprête à consulter les Toulousains pour construire un projet culturel. Les premières Assises de la culture seront lancées le 6 Juin. Acteurs culturels,  artistes, publics, professionnels, citoyens… Tout le monde pourra s’exprimer. Organisées en trois temps, les rencontres permettront de recueillir les opinions, les idées, les attentes des Toulousains en la matière. Les travaux se poursuivront jusqu ‘au mois d’octobre. L’ «&amp;nbsp;acte I » des Assises se déroulera les 6 et 7 juin au TNT, Salle du Sénéchal et à l’Université du Mirail.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;«&amp;nbsp;Ces rencontres sont absolument ouvertes à tous. Parce que la culture est l’une des priorités de l’équipe municipale, il nous a semblé important de lancer cette consultation dès notre prise de fonction. Il faut que nous puissions très vite faire un état des lieux de la culture à Toulouse afin de construire ensemble le nouveau projet de la Ville. Que l’on soit acteur culturel ou citoyen, tout le monde doit pouvoir exprimer ses envies et ses remarques », ont précisés vendredi matin Pierre Cohen, le député-maire, et Nicole Belloubet, la première adjointe à la culture.
À l’issue de la conférence de presse, qui s’est déroulée au Centre Culturel Bellegarde, Pierre Cohen a dévoilé, en réponse à plusieurs questions des journalistes, quelques-unes de ses préoccupations, en matière de politique culturelle. «&amp;nbsp;De nombreux talents s’expriment dans cette ville. Nous avons nommé Tugan Sokhiev directeur musical de l’Orchestre du Capitole. Beaucoup de choses se réalisent dans ce domaine. Les festivals du «&amp;nbsp;Marathon des mots » et du Printemps de Septembre, la nouvelle équipe de direction du TNT sont entrés dans notre dynamique d’ouverture à d’autres publics.
Mais une politique de la culture, ce ne sont pas seulement des domaines qui se juxtaposent. La culture pour tous n’est pas qu’une question d’accessibilité économique. Il faut surtout aller vers les gens qui croient que ce domaine n’est pas pour eux », a-t-il souligné. Les prochaines Assises culturelles promettent d’être animées. Le titre de capitale de la culture européenne en 2013 est au bout du chemin.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Anne-Marie CHOUCHAN&lt;/strong&gt;
LA DÉPÊCHE DU MIDI – SAMEDI 31 MAI 2008&lt;/p&gt;</content>
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<entry xml:lang="fr">
  <title>Collectif De Quark</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ladigue.org/artmateur/index.php?2008/05/14/24-collectif-de-quark" />
  <issued>2008-05-14T15:51:23+02:00</issued>
  <modified>2008-05-14T15:51:23+02:00</modified>
  <id>http://www.ladigue.org/artmateur/index.php?2008/05/14/24-collectif-de-quark</id>
  <author><name>Stéphanie Gogneau</name></author>
  <dc:subject>ON A VU... ET VOUS ?</dc:subject>
  <summary>LES LETTRES françaises - Une politique d’avenir ?
Article paru le 3 mai 2008</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;LES LETTRES françaises - Une politique d’avenir&amp;nbsp;?
Article paru le 3 mai 2008&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J’ai déjà dit ici (voir les Lettres Françaises de mars 2007) tout le bien que je pensais du collectif De Quark dont j’avais alors pu apprécier l’intelligence et la sagacité, liées à un esprit de recherche jamais assouvi, lors de la présentation d’une de leurs étapes de travail au Théâtre Garonne de Toulouse. Depuis, le collectif s’est baladé, ou plutôt a été accueilli, à Bordeaux, à Tarbes, puis au TNT (Théâtre national de Toulouse) encore dirigé par Jacques Nichet. Il était fin mars, début avril dans un autre lieu, plutôt inhabituel pour ce genre de proposition, pendant une belle série de douze soirées au Centre d’art contemporain des abattoirs de Toulouse. Surprenant&amp;nbsp;? Très certainement dans la configuration actuelle et des centres d’art et des théâtres. Pourtant, pour Alain Mousseigne, le directeur des Abattoirs, les choses allaient pour ainsi dire de soi&amp;nbsp;! Simple spectateur il a assisté à une représentation au Théâtre Garonne (à deux pas des Abattoirs), est retourné voir De Quark au TNT, puis, emballé, a décidé de leur proposer de travailler chez lui&amp;nbsp;! Mieux, il a tout de suite pensé que ce que proposait De Quark était tout à fait le genre de travail qui pourrait, qui devrait même, fonctionner aux Abattoirs&amp;nbsp;! Du spectacle vivant dans un centre d’art contemporain&amp;nbsp;? Pourquoi pas&amp;nbsp;? Alain Mousseigne, en tout cas, est résolument pour, lui qui a une idée bien particulière du rôle que doit tenir un tel centre. Avec à la clé une réflexion concernant l’attitude qu’il aimerait faire adopter aux visiteurs spectateurs. À cet égard, affirme-t-il, la configuration architecturale des salles du centre est déjà particulière&amp;nbsp;; celles-ci sont disposées en quinconce, de telle sorte que le visiteur ne puisse pas voir une enfilade de salles et soit, dès lors, dans l’obligation de tracer un parcours personnel… Et dans ce parcours en grande partie consacré à Carlos Saura et à ses peintures concernant la tauromachie, le visiteur pouvait tomber sur une équipe (théâtrale) en plein travail…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Car après discussion avec les membres de l’équipe du De Quark, Alain Mousseigne ne s’est pas contenté de les «&amp;nbsp;programmer » douze soirées de suite, il leur a laissé à disposition une grande salle d’exposition (retirant quelques oeuvres de peintres espagnols) bien avant les dates de représentation. Ce qui, en somme, était dévoilé au visiteur d’exposition, c’était l’élaboration d’un travail (des performances ?) devant prendre forme un peu plus tard dans le même lieu. Dans une totale liberté et en dehors des normes traditionnelles propres aux salles de spectacle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Autant dire que De Quark a profité de l’aubaine, expérimentant là ce qu’il est impossible d’expérimenter dans les boîtes noires des institutions théâtrales, reprenant les quatre courtes pièces déjà présentées au Théâtre Garonne (signées Thomas Bernhard, Martin Crimp, Jon Fosse et Spiro Scimone, un sacré quatuor !), mais en les retravaillant, en en bouleversant le traitement esthétique, et en leur adjoignant une cinquième proposition de leur cru concernant le regard de l’adulte sur le monde de l’enfance… en attendant une prochaine «&amp;nbsp;vision », celle de Jon Fosse à nouveau avec Kant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’inventivité jubilatoire de De Quark ne se dément pas, aidée en cela par la convocation et l’émergence d’un nouveau public (plus forcément celui, compassé, du théâtre, mais celui, étonné, des visiteurs de galeries ou de musées, venu là en curieux). Mais quant à changer la nature de ce nouveau public, changer l’axe de son regard, le rendre actif, ceci est une autre question que De Quark est loin d’avoir, malgré ses efforts, résolu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour l’heure, Alain Mousseigne est ravi de l’expérience (pas la première en la matière&amp;nbsp;; il avait déjà invité un chorégraphe à «&amp;nbsp;investir » son lieu devant un tableau de Picasso) et ne demande qu’à poursuivre ce type d’aventure. Il adore faire bouger les choses, considère que le travail de De Quark est l’équivalent de la réalisation d’une oeuvre, les a donc rémunérés en conséquence. «&amp;nbsp;Ce sont des artistes réalisant une oeuvre, je les ai donc payés en conséquence, mais en les laissant absolument libres de faire ce qu’ils voulaient », ce qui n’aurait pas été le cas dans un théâtre, ça va de soi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Modeste, ou simplement réaliste, Alain Mousseigne affirme que la réussite de l’expérience repose quand même en grande partie sur la qualité des textes choisis&amp;nbsp;! On ne saurait le contredire, mais précisons immédiatement que le premier travail d’une équipe théâtrale consiste bien à choisir les textes sur lesquels elle va oeuvrer, et, s’il y en a plusieurs, comme c’est le cas ici, dans l’agencement et l’articulation qui en est faite. Cela dit, Alain Mousseigne est quelqu’un de très sensible à la chose écrite. En témoigne la programmation des rencontres et débats qu’il organise (avec des concerts) pour son auditorium de 200 places (il y a ainsi fait venir, entre autres, Pierre Guyotat). Qu’il ait d’ailleurs choisi de faire travailler De Quark hors de cet auditorium est une preuve de sa lucidité, lui qui, jusque dans sa programmation des expositions (classiques !), sait faire preuve d’originalité. Ainsi pour Carlos Saura a-t-il imaginé une programmation en cinq épisodes, sur cinq thèmes donnés&amp;nbsp;: la tauromachie donc que le peintre avait tant désirée de son vivant («&amp;nbsp;Ainsi nous réalisons ce qu’il avait voulu et ne faisons pas une commémoration&amp;nbsp;! »), «&amp;nbsp;Erotica », «&amp;nbsp;Transformations et superpositions », «&amp;nbsp;Saura illustrateur » et «&amp;nbsp;Pinocchio », jusqu’en février 2009&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les Abattoirs, 76, allées Charles-de-Fitte, 31300 Toulouse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tél.&amp;nbsp;: 05 62 48 58 00.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jean-Pierre Han&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Claude Bardouil - Parlez-Moi d'Amour</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ladigue.org/artmateur/index.php?2008/04/22/23-claude-bardouil-parlez-moi-d-amour" />
  <issued>2008-04-22T14:16:42+02:00</issued>
  <modified>2008-04-22T14:16:42+02:00</modified>
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  <author><name>Stéphanie Gogneau</name></author>
  <dc:subject>Coup d'oeil...</dc:subject>
  <summary>"Électre" par la compagnie Parlez-Moi d'Amour au TNT en vidéo...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.oc-tv.net/claude-bardouil.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;&quot;Électre&quot; par la compagnie Parlez-Moi d'Amour au TNT en vidéo&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</content>
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