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  <title>L'Art-Mateur - Le Blog de la Digue</title>
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  <title>Collectif De Quark</title>
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  <issued>2008-05-14T15:51:23+02:00</issued>
  <modified>2008-05-14T15:51:23+02:00</modified>
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  <author><name>Stéphanie Gogneau</name></author>
  <dc:subject>ON A VU... ET VOUS ?</dc:subject>
  <summary>LES LETTRES françaises - Une politique d’avenir ?
Article paru le 3 mai 2008</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;LES LETTRES françaises - Une politique d’avenir&amp;nbsp;?
Article paru le 3 mai 2008&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J’ai déjà dit ici (voir les Lettres Françaises de mars 2007) tout le bien que je pensais du collectif De Quark dont j’avais alors pu apprécier l’intelligence et la sagacité, liées à un esprit de recherche jamais assouvi, lors de la présentation d’une de leurs étapes de travail au Théâtre Garonne de Toulouse. Depuis, le collectif s’est baladé, ou plutôt a été accueilli, à Bordeaux, à Tarbes, puis au TNT (Théâtre national de Toulouse) encore dirigé par Jacques Nichet. Il était fin mars, début avril dans un autre lieu, plutôt inhabituel pour ce genre de proposition, pendant une belle série de douze soirées au Centre d’art contemporain des abattoirs de Toulouse. Surprenant&amp;nbsp;? Très certainement dans la configuration actuelle et des centres d’art et des théâtres. Pourtant, pour Alain Mousseigne, le directeur des Abattoirs, les choses allaient pour ainsi dire de soi&amp;nbsp;! Simple spectateur il a assisté à une représentation au Théâtre Garonne (à deux pas des Abattoirs), est retourné voir De Quark au TNT, puis, emballé, a décidé de leur proposer de travailler chez lui&amp;nbsp;! Mieux, il a tout de suite pensé que ce que proposait De Quark était tout à fait le genre de travail qui pourrait, qui devrait même, fonctionner aux Abattoirs&amp;nbsp;! Du spectacle vivant dans un centre d’art contemporain&amp;nbsp;? Pourquoi pas&amp;nbsp;? Alain Mousseigne, en tout cas, est résolument pour, lui qui a une idée bien particulière du rôle que doit tenir un tel centre. Avec à la clé une réflexion concernant l’attitude qu’il aimerait faire adopter aux visiteurs spectateurs. À cet égard, affirme-t-il, la configuration architecturale des salles du centre est déjà particulière&amp;nbsp;; celles-ci sont disposées en quinconce, de telle sorte que le visiteur ne puisse pas voir une enfilade de salles et soit, dès lors, dans l’obligation de tracer un parcours personnel… Et dans ce parcours en grande partie consacré à Carlos Saura et à ses peintures concernant la tauromachie, le visiteur pouvait tomber sur une équipe (théâtrale) en plein travail…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Car après discussion avec les membres de l’équipe du De Quark, Alain Mousseigne ne s’est pas contenté de les «&amp;nbsp;programmer » douze soirées de suite, il leur a laissé à disposition une grande salle d’exposition (retirant quelques oeuvres de peintres espagnols) bien avant les dates de représentation. Ce qui, en somme, était dévoilé au visiteur d’exposition, c’était l’élaboration d’un travail (des performances ?) devant prendre forme un peu plus tard dans le même lieu. Dans une totale liberté et en dehors des normes traditionnelles propres aux salles de spectacle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Autant dire que De Quark a profité de l’aubaine, expérimentant là ce qu’il est impossible d’expérimenter dans les boîtes noires des institutions théâtrales, reprenant les quatre courtes pièces déjà présentées au Théâtre Garonne (signées Thomas Bernhard, Martin Crimp, Jon Fosse et Spiro Scimone, un sacré quatuor !), mais en les retravaillant, en en bouleversant le traitement esthétique, et en leur adjoignant une cinquième proposition de leur cru concernant le regard de l’adulte sur le monde de l’enfance… en attendant une prochaine «&amp;nbsp;vision », celle de Jon Fosse à nouveau avec Kant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’inventivité jubilatoire de De Quark ne se dément pas, aidée en cela par la convocation et l’émergence d’un nouveau public (plus forcément celui, compassé, du théâtre, mais celui, étonné, des visiteurs de galeries ou de musées, venu là en curieux). Mais quant à changer la nature de ce nouveau public, changer l’axe de son regard, le rendre actif, ceci est une autre question que De Quark est loin d’avoir, malgré ses efforts, résolu.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour l’heure, Alain Mousseigne est ravi de l’expérience (pas la première en la matière&amp;nbsp;; il avait déjà invité un chorégraphe à «&amp;nbsp;investir » son lieu devant un tableau de Picasso) et ne demande qu’à poursuivre ce type d’aventure. Il adore faire bouger les choses, considère que le travail de De Quark est l’équivalent de la réalisation d’une oeuvre, les a donc rémunérés en conséquence. «&amp;nbsp;Ce sont des artistes réalisant une oeuvre, je les ai donc payés en conséquence, mais en les laissant absolument libres de faire ce qu’ils voulaient », ce qui n’aurait pas été le cas dans un théâtre, ça va de soi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Modeste, ou simplement réaliste, Alain Mousseigne affirme que la réussite de l’expérience repose quand même en grande partie sur la qualité des textes choisis&amp;nbsp;! On ne saurait le contredire, mais précisons immédiatement que le premier travail d’une équipe théâtrale consiste bien à choisir les textes sur lesquels elle va oeuvrer, et, s’il y en a plusieurs, comme c’est le cas ici, dans l’agencement et l’articulation qui en est faite. Cela dit, Alain Mousseigne est quelqu’un de très sensible à la chose écrite. En témoigne la programmation des rencontres et débats qu’il organise (avec des concerts) pour son auditorium de 200 places (il y a ainsi fait venir, entre autres, Pierre Guyotat). Qu’il ait d’ailleurs choisi de faire travailler De Quark hors de cet auditorium est une preuve de sa lucidité, lui qui, jusque dans sa programmation des expositions (classiques !), sait faire preuve d’originalité. Ainsi pour Carlos Saura a-t-il imaginé une programmation en cinq épisodes, sur cinq thèmes donnés&amp;nbsp;: la tauromachie donc que le peintre avait tant désirée de son vivant («&amp;nbsp;Ainsi nous réalisons ce qu’il avait voulu et ne faisons pas une commémoration&amp;nbsp;! »), «&amp;nbsp;Erotica », «&amp;nbsp;Transformations et superpositions », «&amp;nbsp;Saura illustrateur » et «&amp;nbsp;Pinocchio », jusqu’en février 2009&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les Abattoirs, 76, allées Charles-de-Fitte, 31300 Toulouse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tél.&amp;nbsp;: 05 62 48 58 00.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jean-Pierre Han&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Claude Bardouil - Parlez-Moi d'Amour</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ladigue.org/artmateur/index.php?2008/04/22/23-claude-bardouil-parlez-moi-d-amour" />
  <issued>2008-04-22T14:16:42+02:00</issued>
  <modified>2008-04-22T14:16:42+02:00</modified>
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  <author><name>Stéphanie Gogneau</name></author>
  <dc:subject>Coup d'oeil...</dc:subject>
  <summary>"Électre" par la compagnie Parlez-Moi d'Amour au TNT en vidéo...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.oc-tv.net/claude-bardouil.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;&quot;Électre&quot; par la compagnie Parlez-Moi d'Amour au TNT en vidéo&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</content>
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<entry xml:lang="fr">
  <title>TOULOUSE : « Préparer l’agglomération à une compétence culturelle »</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ladigue.org/artmateur/index.php?2008/04/21/22-toulouse-preparer-lagglomeration-a-une-competence-culturelle" />
  <issued>2008-04-21T18:00:38+02:00</issued>
  <modified>2008-04-21T18:00:38+02:00</modified>
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  <author><name>Stéphanie Gogneau</name></author>
  <dc:subject>POLITIQUE CULTURELLE</dc:subject>
  <summary>Nicole Belloubet a été nommée première adjointe chargée de la culture, un geste symbolique de Pierre Cohen, nouveau maire socialiste de Toulouse.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Nicole Belloubet a été nommée première adjointe chargée de la culture, un geste symbolique de Pierre Cohen, nouveau maire socialiste de Toulouse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand auront lieu les Assises de la culture par Pierre Cohen ?&lt;/strong&gt;
Ce sera certainement vers le 20 mai. Nous voulons un processus en plusieurs étapes avec d’abord un temps de lancement de ces Assises. Nous les lancerons à partir des éléments récupérés dans les agoras de Toulouse 2013, pour faire partager la culture au plus grand nombre. Puis, nous mettrons en place des groupes de travail pour construire la politique culturelle. À partir des Assises, nous mettrons également en place une commission qui accompagnera la politique de la ville.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les grandes lignes de votre politique culturelle ?&lt;/strong&gt;
Je n’ai pas de projet tout ficelé. Il y a des points sur lesquels nous aurons à réfléchir&amp;nbsp;: les questions d’éducation artistique et de médiation culturelle, la relation au public, l’aide à la création des cultures émergentes et la question de l’ouverture au monde.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Printemps de Septembre et le Marathon des Mots sont-ils menacés ?&lt;/strong&gt;
Non, je pense que le Printemps de Septembre s’est créé une place dans le domaine des arts contemporains, mais on va travailler sur l’aspect médiation culturelle. Les Toulousains de tous les quartiers essayent de comprendre, d’approcher ce que fait le Printemps. Il faut renforcer le lien social grâce à la culture. C’est un peu la même chose avec le Marathon des Mots. Si, dans le cadre de cette manifestation, on peut élargir ces missions…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment va évoluer la candidature de Toulouse 2013 ?&lt;/strong&gt;
On est à deux mois du dépôt des candidatures, on ne va pas tout changer, mais voir comment y associer le plus grand nombre d’acteurs. Si la candidature est retenue, nous aurons quatre ans pour faire un vrai travail de lien en profondeur. Nous souhaitons retravailler sur les quatre infrastructures prévues dans Toulouse 2013, non sur leur pertinence, mais sur leur implantation. Nous nous donnons un mois pour cela. Notre préoccupation est de voir la faisabilité de ces projets en toutes circonstances. Il ne faut pas faire miroiter des choses que nous ne serons pas en capacité d’assurer après. Il faudra donner une priorité à certains chantiers (sept ou huit projets sont en cours) lors des Assises de la culture car il y a des limites budgétaires. C’est du réalisme politique et démocratique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle est la place de l’agglomération ?&lt;/strong&gt;
La culture n’est pas de sa compétence mais de celle d’une communauté urbaine. Nous avons dans l’idée qu’il faut préparer l’agglomération à ce passage. Nous souhaitons présenter un schéma directeur qui a été réalisé il y a un an et demi et proposer des projets qui entrent dans les compétences de l’agglomération, notamment, avec les nouveaux territoires de l’art (la Grainerie, l’Usine et Mix’art). Mais nous voulons également que l’agglomération puisse porter un projet emblématique. Pourquoi pas celui de Mix’Art-Myrys. Il faut monter progressivement en charge.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le budget consacré à la culture (12%) restera-t-il identique ?&lt;/strong&gt;
Pierre Cohen s’est engagé à ne pas augmenter les impôts. Le budget culture sera maintenu, même s’il y a des priorités fortes, notamment en terme de transports. Nous allons honorer les conventions mais nous nous donnons quelques mois pour tout réexaminer dans le cadre du budget supplémentaire. Il faut nous laisser le temps d’entrer dans les dossiers. J’ai envie que Toulouse sorte de ses murs et que cet élan soit porté par tous.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Gwénaëlle Conraux&lt;/strong&gt;
&lt;em&gt;La Lettre du Spectacle / 18 avril 2008&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LES PROJETS DE TOULOUSE 2013&lt;/strong&gt;
La candidature de Toulouse au titre de capitale européenne de la culture 2013 s’accompagne d’un programme ambitieux de créations d’infrastructures pour le spectacle vivant&amp;nbsp;: Cité de la danse, auditorium, galerie d’exposition de La Grave, rénovation et restructuration de six musées en région Midi-Pyrénées. L’équipe conduite par Olivier Poivre D’Arvor prévoit également des chemins de l’innovation en lien avec l’espace&amp;nbsp;:  création d’une fabrique culturelle à la Prison Saint-Michel, d’une «&amp;nbsp;Spatiobase », lieu de culture scientifique le jour et de spectacle la nuit. D’autres idées sont avancées, comme un carnaval défilant sur la Garonne avec des péniches, la création d’une Maison des Nouveaux Mondes dédiée aux cultures urbaines, une 2ème édition de Festa Tolosa autour des arts de la rue, etc. Les «&amp;nbsp;petits » acteurs culturels ont reproché aux organisateurs de ne pas les avoir associés. Des liens se tissent avec le collectif lyonnais «&amp;nbsp;Rupture 2013 » qui fait les mêmes reproches aux organisateurs rhône-alpins. Début mars ont été lancées des agoras thématiques avec l’ensemble des partenaires culturels.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;La Lettre du Spectacle / 18 avril 2008&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Collectif "De Quark"</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ladigue.org/artmateur/index.php?2008/04/17/21-collectif-de-quark" />
  <issued>2008-04-17T17:08:59+02:00</issued>
  <modified>2008-04-17T17:08:59+02:00</modified>
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  <author><name>Stéphanie Gogneau</name></author>
  <dc:subject>Coup d'oeil...</dc:subject>
  <summary>Le Collectif "De Quark" au musée des Abattoirs en vidéo......</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.oc-tv.net/le-projet-de-quark.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Le Collectif &quot;De Quark&quot; au musée des Abattoirs en vidéo...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</content>
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  <title>« La Vieille dame qui fabrique 37 cocktails molotov par jour » de Matéï Visniec mis en scène par Jean-Pierre Beauredon.</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.ladigue.org/artmateur/index.php?2008/04/14/20-la-vieille-dame-qui-fabrique-37-cocktails-molotov-par-jour-de-matei-visniec-mis-en-scene-par-jean-pierre-beauredon" />
  <issued>2008-04-14T18:33:23+02:00</issued>
  <modified>2008-04-14T18:33:23+02:00</modified>
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  <author><name>Stéphanie Gogneau</name></author>
  <dc:subject>ON A VU... ET VOUS ?</dc:subject>
  <summary>Un hélicoptère télécommandé survole la scène et les spectateurs, propulsé par la musique héroïque de  « La Guerre des étoiles » . Surgissant de la salle, un accordéoniste diffuse d’étranges accords, étonnement rock’ n’ roll. Du fonds du plateau, une super mamie bondit telle...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Un hélicoptère télécommandé survole la scène et les spectateurs, propulsé par la musique héroïque de  «&amp;nbsp;La Guerre des étoiles » . Surgissant de la salle, un accordéoniste diffuse d’étranges accords, étonnement rock’ n’ roll. Du fonds du plateau, une super mamie bondit telle une James Bond girl déchaînée. Le ton est donné. Cette trépidante entrée en matière ajoute du mystère au titre d’une pièce déjà très intriguent&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;La Vieille dame qui fabrique 37 cocktails molotov par jour ». L’œuvre inédite, et jamais montée en France, de Matéï Visniec est l’occasion pour Jean-Pierre Beauredon de poursuivre un travail débuté avec «&amp;nbsp;du pain plein les poches » sur le dramaturge d’origine roumaine. Entouré de comédiens énergiques, le metteur en scène toulousain s’appuie sur les ressorts de ce textes drôle et corrosif afin d’en restituer le sens. Visniec qui réside en France depuis 1987 pour fuir la censure roumaine évoque sans complaisance les dérives du pouvoir, le manque d’engagement, la manipulation des média, les difficultés à créer ou encore la fragilité des artistes. Cette abondance de propos créé une certaine confusion au début de la pièce. Toutefois, le rythme donné par la mise en scène et la qualité de l’interprétation, permettent de suivre cette épopée existentielle avec intérêt, à travers le prisme poétique de l’absurde.
«&amp;nbsp;La Vieille dame qui fabrique 37 cocktails molotov par jour » interroge l’humain dans sa condition. Elle se glisse dans les fêlures du monde pour en traduire les contradictions, les malaises, les dysfonctionnements. Un univers décalé et profond dont la compagnie Baudrain de Paroi de Jean-Pierre Beauredon se saisit avec une fantaisie libératrice.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Luc MARTINEZ&lt;/strong&gt;
La Dépêche du Midi du jeudi 10 avril 2008&lt;/p&gt;</content>
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  <title>PAROLE D’URGENCE AU GARONNE</title>
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  <issued>2008-04-11T17:55:09+02:00</issued>
  <modified>2008-04-11T17:55:09+02:00</modified>
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  <author><name>Stéphanie Gogneau</name></author>
  <dc:subject>ON A VU... ET VOUS ?</dc:subject>
  <summary>Alain Daffos et la Cie La Part manquante présentent « 7 secondes » de Falk Richter.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Alain Daffos et la Cie La Part manquante présentent «&amp;nbsp;7 secondes » de Falk Richter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Après «&amp;nbsp;Une langouste pour deux » exceptionnellement savoureuse, d’après l’univers du dramaturge argentin Copi, la compagnie toulousaine «&amp;nbsp;La part Manquante » poursuit son exploration des écritures contemporaines dans un registre très différent. Avec ses comédiens fétiches, Aïda Sanchez, Christelle Boizanté, Nathalie Andrès et Jean Stéphane, Alain Daffos a choisi de mettre en scène un texte percutant du jeune auteur allemand Falk Richter. Une parole de l’urgence résumée en un titre rapide et intrigant «&amp;nbsp;Sept secondes ».
«&amp;nbsp;C’est le temps que met une bombe pour tomber sur sa cible », explique Alain Daffos pour traduire la pensée de l’auteur. «&amp;nbsp;C’est aussi le temps qu’il reste à vivre au pilote de l’avion dans lequel se situe l’action de la pièce avant que son engin ne se crashe ».
Aux commandes d’un bombardier, Brad est chargé de larguer des bombes sur un territoire inconnu qui pourrait être l’Irak alors qu’au même moment sa femme Marge prépare un pique-nique aux État-Unis. «&amp;nbsp;Nous sommes face à une histoire parallèle qui contient deux niveaux de récit et de lecture, celui de la guerre et celui de la farce », commente le metteur en scène. «&amp;nbsp;J’ai choisi de traiter cette parole multiforme comme un chœur antique dans lequel les comédiens composent un oratorio. Avec la présence du musicien Didier Gligert sur scène à la batterie, nous avons travaillé sur le mode de la performance ».
Écrit en 2003, «&amp;nbsp;sept secondes » est une satire de la société sur fonds de folie guerrière, de perte de repères, de fanatisme religieux et de manipulation des médias.
&lt;strong&gt;Jean-Luc Martinez&lt;/strong&gt;
''La Dépêche du Midi / Vendredi 11 avril 2008
Au Théâtre Garonne Vendredi 11 et Samedi 12 avril (1, avenue du Château d’Eau – Toulouse)
''&lt;/p&gt;</content>
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  <title>« HORACE » de Heiner Müller / Mise en scène : Virginie BAES</title>
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  <issued>2008-04-08T17:23:25+02:00</issued>
  <modified>2008-04-08T17:23:25+02:00</modified>
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  <author><name>Stéphanie Gogneau</name></author>
  <dc:subject>ON A VU... ET VOUS ?</dc:subject>
  <summary>TNT/Théâtre National de Toulouse 2007
Le « Horace » de Heiner Müller mis en scène par Virginie Baes lutte contre l’obscurité du monde et la confusion des paroles. Dans la demi-pénombre qui encercle le héros dérisoire qui revient torse nu d’un combat inégal, les spectateurs sont pris à partie. Intimité presque impudique entre l’acteur et les spectateurs, des spectateurs entre eux. Mais la vérité, en chair, en os et en paroles est impudique et cruelle.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;TNT/Théâtre National de Toulouse 2007
Le «&amp;nbsp;Horace » de Heiner Müller mis en scène par Virginie Baes lutte contre l’obscurité du monde et la confusion des paroles. Dans la demi-pénombre qui encercle le héros dérisoire qui revient torse nu d’un combat inégal, les spectateurs sont pris à partie. Intimité presque impudique entre l’acteur et les spectateurs, des spectateurs entre eux. Mais la vérité, en chair, en os et en paroles est impudique et cruelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le dispositif scénique nous place dans la position à la fois de témoins et de juges&amp;nbsp;: deux ou trois rangées de spectateurs en cercle fermé, sauf la porte par laquelle entrera et sortira, comme un animal de sa cage cachée, l’accusé solitaire.
Ce dispositif, très exigu, limite le nombre de spectateurs et exige leur promiscuité. De même qu’ils perçoivent les respirations les uns des autres, de même le halètement de l’acteur les touchera physiquement. Un silence épais et charnel s’étend sur l’assemblée. On attend. Tous attendent, comme un seul. Et c’est seul qu’entre &lt;em&gt;Horace&lt;/em&gt;. On dirait qu’il vient de finir son combat. Il apparaît à contre-jour dans une lumière poussiéreuse et trouble, entouré d’un halo tremblé. À la fois magnifié par ce que l’on oserait appeler une «&amp;nbsp;aura », si elle pouvait devenir visible, - désigné comme coupable ou victime, exemplaire. Comme le Prince Constant, il nous est livré. L’acteur prend le risque d’une promiscuité qui le dénude charnellement tout autant que conceptuellement. C’est un problème à trancher, c’est une chair pantelante qui s’offre. Seul le théâtre peut présenter le premier sous les espèces du second.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Horace&lt;/em&gt; entre dans l’arène, &lt;em&gt;Horace&lt;/em&gt; est au milieu de nous, proche à nous toucher, et il frôle ceux qu’il traverse pour se présenter à tous, dans l’évidence de sa présence, dans la clôture de son énigme. Il est essoufflé, encore dans sa course, brûlant et frémissant de son combat.
Il a tué les trois Curiaces au nom de Rome, ils étaient trois, il était seul, après que ses deux frères aient été abattus. Il a semé les Curiaces à la course, il les a tués un par un, y compris celui que sa sœur aimait. Dans le même élan, il a, en quelque sorte, «&amp;nbsp;tué » cette sœur qui continue néanmoins à aimer l’ennemi tué.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est donc un héros national, c’est donc un fratricide. Si l’acteur apparaît brusquement, à contre-jour, c’est que l’envers de son exploit l’a déjà rattrapé. Il vient se glorifier, et il se sait coupable, ou du moins &lt;em&gt;Heiner Müller&lt;/em&gt; le sait pour lui, et l’acteur réussit à nous montrer cette dualité redoutable. Il incarne ce personnage précis que l’histoire de son temps a coincé entre son patriotisme et son amour fraternel, et il incarne en même temps cette question irrésolue portée depuis Œdipe par le théâtre tragique. Ne sommes-nous pas tous «&amp;nbsp;coupables-innocents » à la fois&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Laurent Perez, dans la précaution et la précision de ses gestes, nous fait sentir le tranchant avec lequel &lt;em&gt;Heiner Müller&lt;/em&gt; nous sauve des généralités. Ni compassion ni condamnation dans l’économie de ce jeu. Nos actes nous jugent, et eux seuls. Ce sont eux qu’il faut proposer aux spectateurs de peser.
On aurait pu privilégier le conflit de l’amour et de la gloire, de la famille et de la patrie. Avec une sûreté de lecture très ferme, Virginie Baes veut toucher chez le spectateur sa capacité de jugement. C’est pourquoi l’acteur est exposé, comme la question. Comment juger l’acte&amp;nbsp;? L’acte fut double, d’un même élan. Comment la patrie inspire-t-elle à la fois l’héroïsme et le crime&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette mise en scène exigeante et tendue nous fait comprendre qu’il n’y a pas d’excuse ni de compromis, pas de pardon sans justice, pas de raison d’État, et qu’on ne peut, face aux actes, trafiquer le sens des mots. Si ce sont les mots qui font les vainqueurs et les vaincus, les coupables et les innocents, plus rien n’est lisible dans le chaos de l’Histoire. Il faut trancher, et comment, quand le coupable est un héros&amp;nbsp;? Lui rendre gloire et le punir, les deux ensemble, et contredits l’un par l’autre. Le porter en triomphe et le tuer, le laurier sur la tête et le glaive à la main. Parce qu’il faut que la vérité agisse par les mots qui la disent. Cela nous est montré sobrement, le plus sobrement possible, et la couronne de lauriers brandie par Laurent Perez dégoutte autant que le glaive de sang, de rouille et d’eau lustrale, sortis ensemble du coffre où ce soldat, si démuni et pathétique, a rassemblé tout son bagage. Comment juger celui qui se tient là si proche, dans la cercle étroit de la lumière pauvre, et parle à chacun avec la voix de ceux qui sont à bout de course&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais c’est son acte double qui le juge doublement. Ce n’est pas le soldat qu’il s’agit de juger. Mais son acte doit être désigné comme un crime. L’acteur, qui réussit à se faire diseur, nous le fait comprendre en même temps qu’il incarne le soldat exténué. Il est celui qui s’offre à être jugé et celui qui nous intime de le faire, même si c’est un jugement nécessairement contradictoire.
Il faut en effet que, dans cette lumière pauvre et cruelle, la vérité soit formulée en paroles, car les paroles «&amp;nbsp;tombent dans le mouvement du monde irrattrapables / rendant les choses connaissables ou méconnaissables / mortel est à l’homme ce qui est méconnaissable. »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C’est ce que seul le théâtre peut nous donner à peser, à penser. Merci à ceux qui le servent ainsi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Françoise VALON&lt;/strong&gt;
Professeur de Philosophie
(Mars 2008)&lt;/p&gt;</content>
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  <title>L’ART RESPIRE ENFIN AUX ABATTOIRS</title>
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  <issued>2008-04-04T11:00:08+02:00</issued>
  <modified>2008-04-04T11:00:08+02:00</modified>
  <id>http://www.ladigue.org/artmateur/index.php?2008/04/04/17-lart-respire-enfin-aux-abattoirs</id>
  <author><name>Stéphanie Gogneau</name></author>
  <dc:subject>ON A VU... ET VOUS ?</dc:subject>
  <summary>Le collectif toulousain « De Quark » donne un nouveau souffle créatif au musée.


Déjà innovante et imaginative, la démarche artistique du collectif de théâtre contemporain « De Quark » s’enrichit d’une expérience unique, en ce moment, au musée des Abattoirs. Les comédiens, metteurs en scène et dramaturges toulousains habitent l’espace pour mieux le ressentir. Présents dès le matin, ils passent toute la journée au musée afin de doter leur travail d’une nouvelle dimension plastique. Sous les yeux des visiteurs, ils expérimentent, inventent, et donnent à leur création une forme évolutive et palpable. C’est un peu comme si les tableaux se mettaient d’un coup à bouger. Comme si le musée habituellement si figé bénéficiait d’un souffle de vie, comme si l’art perdait son aspect trop souvent conceptuel pour développer une dimension humaine. Car la démarche du « projet De Quark » est avant tout un partage de sentiments et d’émotions sur des langages contemporains qu’ils rendent compréhensibles et accessibles à tous.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Le collectif toulousain «&amp;nbsp;De Quark » donne un nouveau souffle créatif au musée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Déjà innovante et imaginative, la démarche artistique du collectif de théâtre contemporain «&amp;nbsp;De Quark » s’enrichit d’une expérience unique, en ce moment, au musée des Abattoirs. Les comédiens, metteurs en scène et dramaturges toulousains habitent l’espace pour mieux le ressentir. Présents dès le matin, ils passent toute la journée au musée afin de doter leur travail d’une nouvelle dimension plastique. Sous les yeux des visiteurs, ils expérimentent, inventent, et donnent à leur création une forme évolutive et palpable. C’est un peu comme si les tableaux se mettaient d’un coup à bouger. Comme si le musée habituellement si figé bénéficiait d’un souffle de vie, comme si l’art perdait son aspect trop souvent conceptuel pour développer une dimension humaine. Car la démarche du «&amp;nbsp;projet De Quark » est avant tout un partage de sentiments et d’émotions sur des langages contemporains qu’ils rendent compréhensibles et accessibles à tous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;EXPERIMENTATION ET PERFORMANCE&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;
Par leur présence intrigante, les membres du collectif interpellent les différentes formes d’art pour créer un mouvement. C’est cet élan qui les conduit, chaque soir, après la fermeture du musée, à prolonger leur rapport au monde devant un petit comité d’une trentaine de personnes. Chacun suit alors un itinéraire balisé aux allures de chantier pour pénétrer dans un espace expérimental. Ce laboratoire d’idées, initié au Théâtre de La Digue puis au Théâtre Garonne, trouve ici un aboutissement pertinent. «&amp;nbsp;De Quark » bénéficie de l’espace idéal pour faire se rencontrer les arts plastiques, la vidéo, les textes contemporains et le jeu remarquable de ses interprètes. À travers un propos, souvent lié à l’enfance, ils articulent comme par enchantement l’univers de &lt;em&gt;Thomas Bernhard&lt;/em&gt;, de &lt;em&gt;Martin Crimp&lt;/em&gt;, de &lt;em&gt;Jon Fosse&lt;/em&gt; ou encore &lt;em&gt;Spiro Scimone&lt;/em&gt;. Certains des textes, parfois violents, et interprétés avec un extraordinaire détachement, provoquent la confusion et même le malaise. Le public, intégré dans ce processus artistique évolutif, ne sait pas toujours s’il doit rire ou s’indigner de la folie des hommes. Face à cette palette colorée de propos et de sentiments, chacun trouve une issue dans l’émotion que le collectif va chercher au plus profond de nous. «&amp;nbsp;De Quark » rend tout à coup l’art évident, utile et nécessaire à l’évolution de tous et de chacun.
&lt;strong&gt;Jean-Luc Martinez&lt;/strong&gt;
La Dépêche du Midi / Samedi 29 mars 2008
Jusqu'au dimanche 6 avril, tous les jours à 19h (sauf le lundi) au Musée des Abattoirs - Allée Charles-De-Fitte)&lt;/p&gt;</content>
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<entry xml:lang="fr">
  <title>« DU PAIN PLEIN LES POCHES » de Mateï VISNIEC</title>
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  <issued>2007-03-19T17:29:46+01:00</issued>
  <modified>2007-03-19T17:29:46+01:00</modified>
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  <author><name>Stéphanie Gogneau</name></author>
  <dc:subject>ON A VU... ET VOUS ?</dc:subject>
  <summary>Mise en scène : Jean-Pierre Beauredon.
Jusqu’au samedi 24 mars, à 20 h, dans un lieu tenu secret.
Renseignements et réservations au 05 61 08 60 26.
Tarifs : 10 et 12 euros.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Mise en scène&amp;nbsp;: Jean-Pierre Beauredon.
Jusqu’au samedi 24 mars, à 20 h, dans un lieu tenu secret.
Renseignements et réservations au 05 61 08 60 26.
Tarifs&amp;nbsp;: 10 et 12 euros.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;DESTINATION INCONNUE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les spectateurs sont invités par la Cie «&amp;nbsp;Beaudrain de Paroi » à se réunir à un angle de rue du centre-ville de Toulouse. Un autobus stationne le long du trottoir où le public se regroupe peu à peu. À l’heure indiquée, tout le monde quitte le lieu vers une destination inconnue. Un endroit tenu secret par Jean-Pierre Beauredon et qui le restera jusqu’au bout. Pour préserver la surprise et ne rien ôter au mystère, il est seulement possible de dire que l’action se situe dans la benne d’un semi-remorque face à la rocade toulousaine… Drôle d’endroit pour une rencontre théâtrale toute aussi surprenante qui met en confrontation deux hommes près d’un puits au fond duquel un chien agonise. Car «&amp;nbsp;Du pain plein les poches » n’est pas un conseil donné aux spectateurs pour jouer les petits Poucet afin qu’ils retrouvent leur chemin. L’organisation s’occupe de tout. Les croûtons servent à alimenter l’animal autant que les dialogues délicieusement absurdes et généreusement fallacieux du dramaturge franco-roumain Mateï Visniec. Mauvaise foi et bonne conscience cohabitent dans la grande palette des travers de la nature humaine. François Fehner et Philippe Bussière portent le propos avec une authentique incarnation des parts d’ombre des personnages alors que Jean-Pierre Beauredon, qui signe la mise en scène, est aussi un maître-chien plus vrai que nature.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Luc MARTINEZ&lt;/strong&gt;
(La Dépêche du Midi, vendredi 16 mars 2007)&lt;/p&gt;</content>
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<entry xml:lang="fr">
  <title>« DRAMUSCULES » de Thomas BERNHARD</title>
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  <issued>2007-03-19T17:11:33+01:00</issued>
  <modified>2007-03-19T17:11:33+01:00</modified>
  <id>http://www.ladigue.org/artmateur/index.php?2007/03/19/15-dramuscules-de-thomas-bernhard</id>
  <author><name>Stéphanie Gogneau</name></author>
  <dc:subject>ON A VU... ET VOUS ?</dc:subject>
  <summary>Mise en scène : Isabelle Luccioni


Théâtre du Colombier / Les Cabannes, près de Cordes-sur-Ciel :17, 18 et 20 mars 2007.
Circuits / Scène Conventionnée d’Auch : 31 mars 2007 sous chapiteau à Valence-sur-Baïse.


Après le Théâtre Sorano en janvier 2007, la Compagnie « Oui, Bizarre » d’Isabelle LUCCIONI reprend les « Dramuscules » de l’autrichien contestataire Thomas Bernhard réputé pour son humour corrosif. Une occasion bien vive de nous voir, humains, petits et si laids en ce miroir qu’il vaut mieux en rire !</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Mise en scène&amp;nbsp;: Isabelle Luccioni&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Théâtre du Colombier / Les Cabannes, près de Cordes-sur-Ciel :17, 18 et 20 mars 2007.
Circuits / Scène Conventionnée d’Auch&amp;nbsp;: 31 mars 2007 sous chapiteau à Valence-sur-Baïse.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après le Théâtre Sorano en janvier 2007, la Compagnie «&amp;nbsp;Oui, Bizarre » d’Isabelle LUCCIONI reprend les «&amp;nbsp;Dramuscules » de l’autrichien contestataire Thomas Bernhard réputé pour son humour corrosif. Une occasion bien vive de nous voir, humains, petits et si laids en ce miroir qu’il vaut mieux en rire&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Théâtre politique et politique théâtrale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il débute en écriture par un article dénigrant le théâtre, il meurt en 1989 en plein scandale provoqué par sa dernière pièce. Thomas Bernhard est un pur produit du XXe siècle germanique. Dramaturge engagé, il ne cesse de fulminer contre le racisme ordinaire, le mensonge politique, la bêtise quotidienne et autres leitmotive, critiquant autant le théâtre, son public, ses «&amp;nbsp;faiseurs », ses critiques, qu’il était fasciné par eux. Homme engagé, il rage contre la difficulté d’être autrichien, à une époque où l’Autriche épouse les thèse fascistes. Ainsi, ses pièces sont-elles portées par la même critique acerbe, celle de la politique («&amp;nbsp;&lt;em&gt;tous nazis !&lt;/em&gt; ») et celle du théâtre lui-même («&amp;nbsp;&lt;em&gt;tous cabots !&lt;/em&gt; »). C’est cette dualité qui traverse les «&amp;nbsp;Dramuscules », avec plus ou moins d’intensité, il faut le dire.
Car, si les textes politiques ont gardé une vraie verdeur malgré quelque désuétude militante çà et là, les textes sur le théâtre offrent peu de prise au spectateur lambda. On grince des dents avec de méchantes commères, on suffoque devant la violence d’une épouse qui harangue son mari devant un match de foot. On voudrait ne pas croire à la bêtise, à la bassesse, à la cruauté, l’égoïsme, cette hypocrisie à gerber. Tandis qu’on peine un peu à s’émouvoir des déboires d’un pauvre directeur de théâtre…&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le monde tel qu’il (ne) va (pas) ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces réserves mises à part (quelques baisses de régime sur la durée), l’écriture de Thomas Bernhard garde en elle assez de ressources pour nous tenir au collet. Pensée incisive, rage intacte, la forme accède au grand art avec une structure proche des compositions musicales. L’auteur était musicien, cela se voit et s’entend&amp;nbsp;: fondés sur la répétition, les jeux de mots, les décalages, ces drames miniatures ont du sens par ce qu’ils nous racontent, mais aussi par le plaisir intellectuel que donne leur complexité verbale. Les mégères se racontent un fait divers qui devient dans leur bouche un jeu mathématique, répétitif, incantatoire et horrible.
Mises en scène dans la pénombre, noyées sous des vêtements pendus aux cintres, figurant d’anonymes foules, ces dramolettes, fondées sur des faits anodins qui contiennent toute la mocheté du monde, sont des miroirs tendus sur une façon de vivre, la nôtre, qui ne remet rien en question et s’accommode du monde tel qu’il va, même dans ce qu’il a de pire. L’absence de caricature fait, par glissements subtils, d’un personnage sympathique un humain insidieusement antipathique, haineux, vociférant et fier de ses préjugés abjects. Comme souvent chez Thomas Bernhard, le personnage se dilue totalement dans les mots qu’il profère, monologuant jusqu’à usure complète de son humanité. Reste au final un fantoche facho et revanchard, une marionnette pas si éloignée de nous, rêvant autant de gazer son prochain que d’une chambre avec vue sur une proprette vallée des Alpes… Cynique et sans appel&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cécicle BROCHARD&lt;/strong&gt;
&lt;em&gt;(Flashebdo, n°1374, 14 mars 2007)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</content>
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